Appraches basées sur des théories linguistiques " GEORGES MOUNIN" Les problème théoriques de la traduction

LES problèmes théroriques de la tradcution ( GEORGES MOUNIN)

 

Après la deuxième  guerre mondiale - pendant laquelle on a beaucoup travaillé  sur le décodage des messages  secrets ennemis- certains  linguistes  sont arrivés à la conclusion de considérer  la langue  come un simple  code , qu'il suffit  de décoder  . Ainsi , l'opération  traduisant  était  considérée  comme  une simple opération de transcodage , dont on espérait qu'elle pourrait être réalisée par des ordinateurs  ( la traduction automatique était devenue à la mode fin des années  quarante début des années cinquante ) . Voir  la troisième période dont parlait GEORGE STEINER) 

Vue cette perspective, l'unité de la traduction était le mot, Et  pour cela, il fallait  procéder  à des analyses de la langue susceptibles  d'être saisies par  l’ordinateur. La phonétique structurale avait découvert les traits et les caractéristiques  permettant  de cerner  ce qui  distinguaient  les sons  les uns des autres, du point de vue de leur fonction dans l'acte de communication. La sémantique structurale  a  introduit  cette analyse au niveau du lexique. 

Ainsi, la fidélité en traduction consistait à trouver, dans la langue cible, le mot qui produisait le maximum de  des sèmes  contenus  dans le  mot  de la langue  source. GEORGE  MOUNIN  évoque  de ce fait  l'intérêt  que pouvait présenter  " la recherche   des unités  sémantiques minima" (1963 :95 ). " Si de telles  p articules de sens existaient, la traduction deviendrait  quelque chose d'aussi simple que l'analyse et la synthèse en chimie. (1963: 97

Dans  son ouvrage  sus visé , lequel est en fait  sa thèse  de doctorat , MOUNIN  a consacré  tout son  effort   pour prouver  que  les problèmes  de la traduction sont en fait  des problèmes  d'ordre  linguistique  et que cette  dernière  est  la mieux    pour trouver  les solutions adéquats :

"ce  qu'on s'est  proposé  jusqu’ici  , c'était  donc  de  fonder ce droit , qu'a la traduction , de figurer  comme problème  linguistique natale , dans un traité de linguistique  générale . Cette tâche, dans la mesure où  elle a été accomplie, a justifié contre certains traducteurs dont le porte-parole est Cary, le droit qu'a la linguistique de considérer la traduction comme  un problème de son ressort. (1963:227)

 

Toutefois, un peu plus loin, MOUNIN  admet les limites de la linguistique une fois affrontée aux problèmes de la traduction.

 

                        « Mais ce serait commettre l’erreur inverse de celle qui vient d’être longuement combattue, que de vouloir enfermer la traduction, ses problèmes et

                             Ses solutions, dans les frontières de la linguistiques –et surtout dans les frontières de la région centrale de la linguistique descriptive  moderne, la

                              Linguistique structurale. » (1963 :227)

 

 

Convaincu que certains problèmes de la traduction  échappent complètement à la linguistique, MOUNIN tente  de se placer dans une position médiane  entre  deux pôles, celle –défendue  par EDMOND CARY- qui  nie toute relation de la traduction avec la linguistique, et celle – défendue  A.V.Fedorov qui referme  l’opération traduisant dans le seul  cercle de la linguistique afin d’en constituer   l’étude scientifique et de promouvoir une science de la traduction

 

 

 

                          «  C’est l’idée – partiellement juste, on le voit – qui pousse EDMOND CARY à soutenir que la traduction n’est pas une opération linguistique (al-

                              Ors qu’il aurait raison s’il disait : n’est pas une opération seulement (linguistique) ; mais qu’elle est une opération sur  des faits liés un

                                Contexte culturel ( il aurait donc plus raison de dire : une opération sur des faits  à la fois  linguistiques et culturels , mais dont le point de départ

                                 Et le point d’arrivée sont toujours linguistique » (1963,234)

 

 

Pour paraphraser MOUNIN, le culturel y est dans l’opération  traduisant, mais  il est toujours cerné par la linguistique , étant donnée que ce dernier ( l’aspect linguistique ) est à la fois le point de départ t le point arrivée de toute  opération  traduisant.

 

Les universaux chez Mounin :

Dans la quatrième partie de son ouvrage intitulée« vision du monde » et traduction, MOUNIN

Commence par son chapitre : les universaux du langage. Selon lui : les universaux sont les traits qui se retrouvent dans toutes les langages-ou dans toutes les cultures exprimées par ces langues.

Pourquoi parler des universaux du langage ?

MOUNIN estime que toutes les observations de la linguistique contemporaine semblent affirmer définitivement que la traduction n’est théoriquement pas possible. A travers ce concept d’universaux du langage, MOUNIN tente de prouver que l’opération traduisante est au moins possible au sein de ces universaux.

1-Les universaux linguistiques :

MOUNIN s’appuie sur NIDA pour affirmer que toutes les langues partagent certains traits communs et ont des similitudes étonnantes. A titre d’exemple : toutes les langues ont des nominations d’objet (Object Words selon Nida) .C’est à dire des noms. Elles ont également

Des nominations d’événement (event words), c’est à dire  les verbes

Elles ont également quelques autres classes de mots, souvent des pronoms, des adjectifs ou bien des particules relationnelles(أدوات الربط).Et compte tenu de l’existence de toutes ces similitudes d’ordre grammaticale ( c'est-à-dire linguistique) une théorie de la traduction d’en demande pas plus.

Par ailleurs Benveniste soutient également que toutes les langues ont des pronoms.

 

 

                                  

 

 

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